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Issue
Ann. For. Sci.
Volume 49, Number 1, 1992
Page(s) 63 - 74
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:19920106
Ann. For. Sci. 49 (1992) 63-74
DOI: 10.1051/forest:19920106

Performance of vegetatively propagated Larix decidua, L kaempferi and L laricina hybrids

LE Pâques

INRA, Centre d'Orléans, Station d'Amélioration des Arbres Forestiers, 45160 Ardon, France

Abstract - Interspecific hybridization between the tamarack and the Japanese and European larches was attempted. Successful crosses between the tamarack and the Japanese larch as well as the 3-way hybrid (tamarack crossed to European x Japanese larches) were obtained for the first time in France but on a limited scale. Hybridization with tamarack seems possible but rather difficult due to differences in phenology and reproduction potential. Hybrid clones were successfully propagated by stem cuttings with high rates of rooting and a good quality of the root system, especially for the tamarack and its hybrids. Field performances at 8 years reveal that even if their initial growth is vigorous is absolute terms, neither the tamarack nor its hybrids could compete with the hybrid Larix decidua x L kaempferi for both growth and stem form. One exception is the 3-way hybrid L laricina x (L decidua x L kaempferi) which can be advantageously compared to the latter. An additional advantage could be its expected greater tolerance of wet soils. Nevertheless, its creation appeared to be difficult. So far, the hybrid L decidua x L kaempferi seems to be best for reforestation.


Résumé - Comparaison des performances de différents hybrides entre les mélèzes laricins d'Europe et du Japon multipliés végétatlvement. L'hybridization interspécifique offre à l'améliorateur des perspectives intéressantes pour la création variétale, notamment pour la combinaison de caractères complémentaires favorables et par valorisation de l'hétérosis. Dans cette perspective, plusieurs croisements contrôlés entre le mélèze laricin (Larix laricina) - adapté aux sols hydromorphes - et les mélèzes d'Europe (L decidua) et du Japon (L kaempferi) ont été tentés, certains avec succès tels le croisement entre le mélèze laricin et le mélèze du Japon et celui de l'hybride triple (L laricina x (L decidua x L kaempferi)). Bien que possible, l'hybridation avec le mélèze laricin est rendue difficile par de très nombreux problèmes de floraison, entre autres : décalage phénologique, virescence, absence de pollen. Les différents hybrides obtenus ont ensuite été multipliés par bouturage horticole avec des taux d'enracinement élevés et une bonne qualité du système racinaire. En particulier, le bouturage du mélèze laricin et de ses hybrides se révèle encore plus facile que celui des hybrides entre le mélèze d'Europe et du Japon. Les premiers résultats en forêt à 8 ans montrent que malgré une croissance initiale très vigoureuse en termes absolus, ni le mélèze laricin ni son hybride avec le mélèze du Japon ne supportent la comparaison avec l'hybride L decidua x L kaempferi. Seul l'hybride triple apparaît prometteur avec une vigueur et une qualité de forme du fût comparables. Néanmoins, la difficulté de son obtention limite son intérêt pratique à moins qu'il ne se révèle plus tolérant à l'hydromorphie du sol que son parent hybride.


Key words: Larix / larch / tamarack / interspecific hybridization / vegetative propagation / clonal test / stem cutting

Mots clés : Larix / mélèze / hybridation interspécifique / bouturage / test clonal