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Issue
Ann. For. Sci.
Volume 50, Number 2, 1993
Page(s) 101 - 117
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:19930201
Ann. For. Sci. 50 (1993) 101-117
DOI: 10.1051/forest:19930201

Scots pine susceptibility to attack by Tomicus piniperda (L) as related to pruning date and attack density

B Långström and C Hellqvist

Swedish University of Agricultural Sciences, Division of Forest Entomology, S-776 98 Garpenberg, Sweden

Abstract - The susceptibility of young Scots pine to bark beetle attack was increased by pruning trees to a similar crown size = 10, 7 and 1 month(s) prior to beetle flight. Beetle population in the study area was high, and spontaneous attacks were expected to occur on the pruned trees. Half of the trees were baited with split pine bolts in order to attract more beetles to attack these trees. Thus, experimental trees carrying = one-third of their original foliage and with different vigour indices due to the pruning history were exposed to 2 levels of beetle attack. The pine shoot beetles preferentially attacked baited trees, whereas attack rates did not differ between pruning dates. Six wk after attack, beetle performance was better in trees pruned shortly before attack than in trees pruned earlier. Vigour indices differed between the 2 treatments, but phloem starch, secondary resinosis (expressed as lesion size and resin acid content) and tree survival did not. Trees that eventually survived were significantly less attacked than those that died. but the 2 groups did not differ in tree characteristics (except in cambial electrical resistance).


Résumé - Susceptibilité du pin sylvestre aux attaques de Tomicus piniperda L en fonction de la date d'élagage et de la densité d'attaque. La susceptibilité de jeunes pins sylvestre aux attaques de scolytides a été accrue en élagant les arbres, de façon à ce que la taille de leur couronne soit comparable. Les élagages ont eu lieu environ 10, 7 et 1 mois avant le vol des insectes. Les niveaux de population dans la zone d'étude étaient élevés et des attaques spontanées étaient prévisibles sur les arbres élagués. Pour augmenter leur attractivité, la moitié des arbres ont été appâtés avec des rondins de pin. Ainsi, des arbres portant environ un tiers de leur feuillage d'origine, et ayant différents indices de vigueur à cause de l'élagage (tableau 1) ont été soumis à 2 niveaux d'attaque. La moitié des arbres ont été coupés début juin, les autres fin août. T piniperda a attaqué de préférence les arbres appâtés (figs 1, 2) mais le taux d'attaque a été le même pour les différentes dates d'élagage (fig 1). Six semaines après les attaques, les arbres élagués le plus tardivement renfermaient plus d'insectes parents et plus de galeries contenant des larves que les arbres élagués précocement (tableau II). Les galeries maternelles étaient aussi significativement plus longues dans le premier cas (fig 1). Les arbres élagués environ 1 an avant l'attaque représentaient donc un matériel moins favorable pour les insectes. Les indices de vigueur différaient également entre les 2 traitements (tableau I), mais l'amidon présent dans le liber, la réaction secondaire (mesurée par la taille de la zone réactionnelle et son contenu en acides résiniques) et le taux de survie des arbres étaient semblables (fig 1, tableau III). La réaction de défense induite a avorté sur certains des arbres qui supportait une densité d'attaque supérieure à 200 galeries maternelles par m2 (fig 3). La longueur moyenne des galeries dépassait 40 mm (fig 4). Cependant, des arbres plus densément attaqués ont survécu. Chez les arbres résistants, les lésions occupaient au maximum 30% de la surface du phloème dans la partie basse du tronc (fig 5). Les arbres supposés survivants étaient significativement moins attaqués que les morts, mais leur taille, leur croissance et leur indice de vigueur étaient les mêmes (tableau IV). Cependant, la résistance électrique du cambium mesurée à la date de l'attaque était significativement différente dans les 2 groupes, ce qui paraît illogique (tableau IV). Une descendance a été observée uniquement sur les arbres tués, avec un taux de multiplication inférieur à l'unité (tableau IV). Un début d'occlusion de l'aubier a été remarqué sur quelques arbres (potentiellement mourants ?) après 6 sem. L'aubier des arbres morts était fortement bleui, mais pas celui des arbres survivants.


Key words: pine shoot beetles / Pinus sylvestris / beetle performance / defence reactions / host vitality

Mots clés : Tomicus piniperda / Pinus sylvestris / performance des insectes / réactions de défense / vitalité de l'hôte