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Issue
Ann. For. Sci.
Volume 50, Number 6, 1993
Page(s) 563 - 570
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:19930605
Ann. For. Sci. 50 (1993) 563-570
DOI: 10.1051/forest:19930605

New perspectives in German oak silviculture

GK Kenk

Forstliche Versuchs- und Forschungsanstalt Baden-Württemberg, Wonnhaldestr 4, W-7800 Freiburg, Germany

Abstract - After decades of negligence, oak (Q petraea and Q pedunculata) is now being replanted throughout Germany on an increasingly wider scale. For the first time, the amount of oak now established in Baden-Württemberg is the same as it was 100-200 yr ago. This is a result of both ecological and economical factors. The concepts involved in establishing and tending an oak stand vary considerably - as do the costs. New perspectives in silviculture and in the proliferation of oak management have evolved from 3 areas: recent research findings in the field of wood technology which indicate a change towards lower planting densities; new developments in forestry equipment or equipment previously not used in forestry which now make it possible to plant an assortment of larger oaks without even having to clear the area; and the awareness that naturally regenerated pioneer trees and other tree species can replace intra-species competition in oak. Stands of 100-yr-old oak planted in rows of up to 5 x 2 or in some cases 5 x 5 m exist and are highly considered for their quality and diversity. All 3 areas-wood technological findings, new techniques used to grow stands and the utilization of natural seedings, combined with controlled, goal-orientated intervention - result in a decrease in the percentage of oaks planted per ha and lead to a drastic reduction in planting and maintenance costs without, in the author's opinion, jeopardizing the quality of the Wood. Thus, an oak stand can be established at the same cost as a spruce of Douglas-fir stand and is, therefore, an alternative worth considering by the private forest owner.


Résumé - Nouvelles perspectives pour la sylviculture du chêne en Allemagne. Après des décades d'oubli, les chênes (Quercus petraea et Quercus pedunculata) sont maintenant réintroduits en Allemagne à une échelle croissante. Pour la première fois, le nombre de chênes plantés dans le Baden-Württemberg a atteint le niveau d'il y a 100-200 ans. C'est le résultat combiné de facteurs liés à l'écologie et à l'économie. L'implantation et la gestion des peuplements de chênes impliquent des concepts qui varient considérablement, de même que leurs coûts. De nouvelles perspectives en sylviculture et méthodes d'aménagement du chêne se sont développées, à partir de nouveaux résultats de recherches dans le domaine de la technologie du bois, permettant l'utilisation de densités plus faibles à la plantation, de nouveaux développements dans les équipements forestiers ou dans l'utilisation d'équipements non encore employés en foresterie permettant maintenant d'utiliser une gamme de plants de chêne de taille plus élevée sans avoir à effectuer de dégagement ; et du fait que les arbres pionniers régénérés naturellement ou les autres espèces d'arbres peuvent remplacer les espèces de bourrage. Des peuplements de chênes âgés de 100 ans, plantés en lignes avec un espacement atteignant 5 x 2 m, et même dans certains cas 5 x 5 m, existent et sont particulièrement intéressants pour leur qualité et leur diversité. L'ensemble de ces 3 domaines - résultats en technologie du bois, nouvelles techniques utilisées pour faire croître les peuplements et l'utilisation de semis naturels combinée avec des interventions contrôlées - a promu l'usage d'un nombre réduit de plants par hectare et conduit à une diminution très importance des coûts de plantation et d'entretien sans jamais, à notre avis, compromettre la qualité du bois. Ainsi, un peuplement de chêne peut maintenant être établi à un coût identique à celui d'une plantation d'épicéa et de Douglas. C'est donc une alternative qui mérite d'être prise en considération par les propriétaires forestiers privés.


Key words: silviculture / economy / wood quality / Q petraea / Q robur

Mots clés : sylviculture / économie / qualité du bois / Q petraea / Q robur