Free access
Issue
Ann. For. Sci.
Volume 50, Number Supplement, 1993
Genetics of oaks
Page(s) 73s - 90s
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:19930707
Ann. For. Sci. 50 (1993) 73s-90s
DOI: 10.1051/forest:19930707

Natural hybridization within the genus Quercus L

BS Rushton

Department of Biological and Biomedical Sciences, University of Ulster, Coleraine, Northern Ireland, BT52 1SA, UK

Abstract - Hybridization within the genus Quercus L appears to be extensive and reports vary from sightings of individual hybrid trees to small numbers of individual hybrid trees within populations to populations with characteristics of small-scale (eg Q robur and Q petraea in Hurepoix, France) and large-scale introgression (eg Q robur and Q petraea in Scotland) and, in some cases, the occurrence of hybrid swarms (eg Q douglasii and Q turbinelia subsp californica in California). This has persuaded some authorities to question the current formal species concept in the genus and to suggest alternatives. The evidence supporting these cases of hybridization is examined in detail. The majority of the reports of hybrids between species of Quercus are based on an analysis of morphological data alone using a variety of univariate, bivariate and, more effectively, multivariate statistics, while other forms of evidence, such as estimates of fertility in the putative hybrids, resynthesis of hybrids, habitat characteristics of the putative hybrids and F2 segregation of parental types, have only been used occasionally. Data from chemotaxonomic investigations of suspected Quercus hybrids (mainly isozymes and phenolic components) in some instances support the morphological evidence but in other instances are contradictory; chemical data are also shown to be variable and possibly related to environmental variation which will limit their usefulness. It is concluded that, before any radical revision of the genus is attempted in which the specific limits are redefined, a wider application of the possible techniques for the study of hybrids be applied in order to clarify the true extent of gene flow between Quercus species.


Résumé - Hybridation à l'intérieur du genre Quercus L. L'hybridation à l'intérieur du genre Quercus L est très largement répandue. Les descriptions d'hybrides concernent soit des arbres isolés, soit un nombre limité d'arbres situés en peuplement (Q robur et Q petraea à Hurepoix, France), soit des zones d'introgression (Q robur et Q petraea en Écosse), soit de larges populations grégaires d'hybrides (Q douglasii et Q turbinella subsp californica en Californie). La notion même d'espèce à l'intérieur du genre a été mise en doute par les spécialistes, qui ont suggéré d'autres interprétations. Les différents cas d'hybridation sont examinés en détail dans cette contribution. La majorité d'entre eux se réfère à des données morphologiques interprétées sous forme univariée, bivariée ou multivariée. Par contre d'autres méthodes de mise en évidence telles que les estimations de fertilité des hybrides, les hybridations contrôlées, les ségrégations des types parentaux en F2, et la description de l'habitat des hybrides putatifs, ont été plus rarement utilisées. Les données chimiotaxonomiques relatives aux hybrides suspectés (essentiellement isozymes et composés phénoliques) corroborent les observations morphologiques dans certains cas, mais les infirment dans d'autres cas. Les caractères biochimiques manifestent également des variations liées au milieu, qui limitent leur utilisation. En conclusion, il est recommandé d'utiliser l'ensemble des techniques disponibles pour l'étude de l'hybridation et des flux géniques avant de remettre en cause de manière radicale le genre Quercus.


Key words: natural hybridization / introgression / chemotaxonomy / morphology / Quercus L

Mots clés : hybridation naturelle / introgression / chimiotaxonomie / morphologie / Quercus L