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Issue
Ann. For. Sci.
Volume 54, Number 7, 1997
Page(s) 667 - +90
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:19970707
Ann. For. Sci. 54 (1997) 667-+90
DOI: 10.1051/forest:19970707

Sweet chestnut silviculture in an ecological extreme of its range in the west of Spain (Extremadura)

A Rubioa, A Escuderob and JM Gandulloa

a  Dept Silvopascicultura, ETSI Montes
b  Dept Biología Vegetal, EUIT Agrícola, Universidad Politécnica de Madrid, Madrid 28040, Spain

Abstract - Forest management has been conducted in many, sometimes opposing, directions, without any relevant environmental restriction. Thus, sweet chestnut stands have been bidirectionally transformed, alternating high forest and coppice structures, with many different management aims in mind: increasing economic benefits, favouring biodiversity conservation, improving landscape protection, etc. To test whether this type of multidirectional management can be extended to the ecological edges of a typical European forest tree, a study was conducted in central-western Iberian Peninsula. There, chestnut forests have been exploited under traditional regimes during recent centuries. Thirty forest stands were chosen after a clustered sampling process. In each of these stands, 53 variables were measured or estimated and assigned to five different data sets: silvicultural, climatic, edaphic, physiographic and floristic. The silvicultural matrix was compared with the other four by canonical correlation analysis. Almost all the data sets presented significant correlations with the silvicultural regime. Thus, it was easy to conclude that the environment is constraining chestnut forest management. Coppice has historically been confined to the highest ranges of the territory, which are exposed to the moist winds from the southwest. On the other hand, high forests have been located in drier sites. There, the forest needs to be intensively managed to avoid inter- and intra-specific competition. Under these conditions, coppice stands do not prosper. The relationships between chestnut silviculture and environment were also established for each data set. Finally, we conclude that the management of the chestnut forest has historically and interactively led to the development of coppice and high forest, on account of environmental constraints and human interests, to obtain benefits from this tree species.


Résumé - Sylviculture du châtaignier en limite écologique dans l'ouest de l'Espagne (Extramadure). La gestion de la forêt a été menée dans plusieurs directions, parfois opposées, notamment dans les zones sans restrictions environnementales significatives. Ainsi les peuplements de châtaignier ont été bidirectionnellement transformés, alternant des structures en futaie avec des structures en taillis, dans des buts différents : augmenter les gains économiques, favoriser la conservation de la biodiversité, améliorer la protection du paysage, etc. Afin de vérifier si cette hypothèse peut être appliquée aux limites écologiques d'un arbre typique de la forêt européenne, nous avons mené une étude dans l'ouest de la Péninsule ibérique où, au cours des derniers siècles, les châtaigneraies ont été exploitées sous des systèmes traditionnels. Après un échantillonage stratifié, nous avons retenu trente châtaigneraies. Dans chacune d'elles on a mesuré ou estimé 53 variables, de type sylvicole, climatiques, édaphiques, physiologiques et floristiques. Afin d'analyser les relations pouvant exister entre ces données, la matrice des données sylvicoles a été comparée aux autres par une analyse de corrélation canonique. Presque tous les paramètres ont montré des corrélations significatives avec le régime sylvicole. Ainsi, il est facile de conclure que les conditions environnementales influent sur la gestion des châtaigneraies. Le taillis a été historiquement confiné aux points les plus hauts du territoire, qui sont exposés aux vents humides du sud-ouest, alors que la futaie est localisée surtout aux endroits les plus xériques et nécessite une gestion intensive afin d'éviter inter- et intraconcurrence. Dans ces conditions, les taillis ne se développeraient pas. Avec chaque groupe de données, ont été également mises au jour les relations fonctionnelles entre sylviculture du châtaignier et conditions environnementales. Finalement, nous arrivons à la conclusion que la gestion en taillis et futaie a été historiquement et interactivement menée en intégrant les besoins humains et les contraintes de l'environnement afin de tirer le meilleur parti de cet arbre.


Key words: forest management / ecological edge / sweet chestnut stands / coppice / high forest

Mots clés : gestion de la forêt / limite écologique / châtaigneraie / taillis / futaie