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Issue
Ann. For. Sci.
Volume 56, Number 5, 1999
Page(s) 417 - 429
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:19990506
Ann. For. Sci. 56 (1999) 417-429
DOI: 10.1051/forest:19990506

Impact of late frost on height growth in young sessile oak regenerations

Hatem Chaar and Francis Colin

Unité de recherche croissance, Production et qualité des bois, Institut national de la recherche agronomique, Centre de Nancy, 54280 Champenoux, France

Abstract - The damage due to late frost during the 1995 and 1996 growing seasons was analysed in sessile oak seedlings in a natural regeneration. The seedlings were 5 years old at the beginning of the 1995 growing season. In 1995, frost occurred after the complete elongation of the growth unit (GU) of the stem which was produced during the first period of elongation. In 1996, frost occurred during the elongation period of the first GU. Damage intensity was observed visually and ranged from simple necroses of the leaf or the terminal bud of the new GU to the total loss of the GU. Damage intensity appeared to depend on the growing season and the bud phenological stage when frost occurred but not on the initial dimensions (height and collar diameter) of the seedling. Damage was higher when the seedling was at the shoot elongation stage (1996 growing season) and lower when the seedling was in apparent rest (1995 growing season). The consequences of frost damage on growth were greater in the 1996 growing season. The bud resting period after the first period of elongation and before regrowth was shorter in 1996. Regrowth occurred from either a bud from the damaged GU or a bud from the GU grown during the previous growing season. In the latter case, the GU was sometimes longer than the GU from an axillary bud of the damaged GU. The second elongation period was shorter in 1996 than in 1995 and led to a relatively small GU. The intensity of frost damage, which had an effect on the length of the GUs produced during the second period of elongation, had no subsequent effect on the length of those produced during the third elongation period. The number of GUs finally contained in the stem and the annual shoot length of the stem were negatively affected by frost since the GU established during the first elongation period did not often belong to this stem. Monitoring growth allowed us to count the number of elongation periods and GUs established and to differentiate the GUs produced during different elongation periods. (© Inra/Elsevier, Paris.)


Résumé - Impact des gelées tardives sur la croissance en hauteur des jeunes régénérations de chêne sessile. Des dégâts occasionnés par des gelées tardives, intervenues au cours de deux saisons de croissance 1995 et 1996, sur des plants de Chêne sessile d'une régénération naturelle ont été analysés. Les plants étaient âgés de 5 ans au début de la saison 1995. En 1995, la gelée est survenue après élongation complète de l'unité de croissance (UC) de la tige mise en place au cours de la première vague. En revanche, en 1996, la gelée est intervenue en cours d'élongation de cette UC. L'intensité des dégâts a été observée visuellement, allant de simples nécroses des feuilles ou du bourgeon terminal de l'UC nouvellement mise en place, à la destruction totale de cette UC. Cette intensité des dégâts est apparue dépendante de l'année et du stade de développement du plant lorsque la gelée est survenue, mais indépendante de leurs dimensions initiales (hauteur et diamètre au collet). Les dégâts étaient plus importants lorsque le plant se trouvait au stade élongation de la pousse (saison 1996) que lorsque le plant était en repos apparent (saison 1995). Les conséquences de ces dégâts de gel sur la croissance étaient plus importantes au cours de la saison 1996. La durée du repos entre la première et la deuxième vagues de croissance a été relativement plus courte en 1996. La reprise de croissance a été assurée soit à partir d'un bourgeon issu de l'UC endommagée, soit à partir d'un bourgeon issu de l'UC formée la saison précédente. Dans ce dernier cas l'UC formée était parfois plus longue que celle issue d'un bourgeon axillaire de la pousse endommagée. La durée de la période d'élongation de la deuxième vague était plus courte en 1996 qu'en 1995, et s'est traduite par la mise en place d'une UC de faible longueur. L'intensité des dégâts de gel n'a pas eu de conséquences sur la longueur de l'UC mise en place au cours de la troisième vague de croissance. Le nombre d'unités de croissance qui forment finalement la tige et la longueur de la pousse annuelle ont été négativement affectés par le gel, puisque l'UC établie au cours de la première vague ne faisait souvent pas partie de la tige. Le suivi de croissance nous a permis de comptabiliser les nombres de vagues et d'unités de croissance établies et de distinguer les unités de croissance allongées durant des vagues de croissance différentes. (© Inra/Elsevier, Paris.)


Key words: late frost / rhythmic growth / Quercus petraea seedlings

Mots clés : gelées tardives / croissance rythmique / Quercus petraea