Open Access
Issue
Ann. For. Sci.
Volume 62, Number 7, November 2005
Page(s) 615 - 623
DOI http://dx.doi.org/10.1051/forest:2005060
Ann. For. Sci. 62 (2005) 615-623
DOI: 10.1051/forest:2005060

Evapotranspiration of a declining Quercus robur (L.) stand from 1999 to 2001. II. Daily actual evapotranspiration and soil water reserve

Caroline Vinckea, André Granierb, Nathalie Bredab and Freddy Devilleza

a  Unité des Eaux et Forêts, Faculté d'ingénierie biologique, agronomique et environnementale, Université Catholique de Louvain, Croix du Sud, 2/9, 1348 Louvain-la-Neuve, Belgium
b  Équipe bioclimatologie-Ecophysiologie, INRA, Centre de recherches de Nancy, 54280 Champenoux, France

(Received 15 November 2004; accepted 2 March 2005)

Abstract - The components of actual evapotranspiration (ET) - interception (In%), tree transpiration (T) and forest floor ET - were measured from 1999 to 2001 in a mixed stand dominated by declining pedunculate oaks. Sap flux density measurements (oaks and maple) and forest floor ET [38] were extrapolated to season and stand scales by regressions with potential evapotranspiration (PET) and leaf area index (LAI). Stand ET varies between 383 and 594 mm (ET/PET: 0.75-1.23). Oak transpiration (21-38% of stand transpiration) is lower than forest floor ET: forest floor can therefore not be neglected in this stand water balance. The soil water reserve dynamics deduced from those measurements reflects the inter-annual changes of water use. No water stress have been calculated on the 1999-2001 period, but it is suspected to have occurred previously; together with soil constraints and caterpillar defoliation, it could in part explain the severe oak decline symptoms.


Résumé - Évapotranspiration d'un peuplement de chêne pédonculé (Quercus robur L.) dépérissant, de 1999 à 2001. II. Évapotranspiration réelle et réserve en eau du sol journalières. Les composantes de l'évapotranspiration réelle (ETR) - interception (In%), transpiration (T) des arbres et évapotranspiration du sous-étage herbacé - ont été mesurées de 1999 à 2001 dans un peuplement mélangé, dominé par du chêne pédonculé dépérissant. Les densités de flux de sève (chêne et érable) et l'évapotranspiration du sous-étage herbacé [38] ont été extrapolées à l'échelle de la saison et du peuplement par des régressions avec l'évapotranspiration potentielle (ETP) et l'indice foliaire (LAI). L'ETR du peuplement varie de 383 à 594 mm (ETR/ETP: 0.75-1.23). La transpiration du chêne (21-38% de la transpiration du peuplement) est beaucoup plus faible que celle de la strate herbacée: cette strate ne peut dès lors pas être négligée dans le calcul du bilan hydrique de ce peuplement à plusieurs strates. La dynamique de la réserve en eau du sol, déduite de ces mesures, reflète les changements inter-annuels d'utilisation de l'eau par le peuplement. Aucun stress hydrique n'a été calculé sur la période 1999-2001, mais ce facteur est suspecté d'avoir joué un rôle dans les années antérieures; avec les contraintes édaphiques et les défoliations de chenilles, ce facteur pourrait en partie expliquer le dépérissement observé.


Key words: transpiration / evapotranspiration / Quercus robur (L.) / forest decline / soil water reserve

Mots clés : transpiration / évapotranspiration / Quercus robur (L.) / dépérissement forestier / réserve en eau du sol

Corresponding author: Caroline Vincke vincke@efor.ucl.ac.be

© INRA, EDP Sciences 2005